The Courier

Image d’archive

Rien n’attire l’attention comme une chaussette mouillée.

Un matin d’hiver (lorsque nous habitions en Ontario dans la Ceinture de neige), je m’habillais et je me suis dirigé vers le placard pour prendre une chemise. Plouf! J’ai marché dans une flaque d’eau. Il ne devrait pas y avoir de flaque d’eau sur le plancher de mon placard. Pourquoi est-elle là? Alors que l’eau glacée trempait mon pied, j’ai réalisé ce qu’il s’est passé. Sur le côté extérieur du mur, il y avait une petite corniche. Au cours du mois, en raison de la neige qui tombait sans arrêt et des températures qui ne montaient jamais assez pour qu’une alerte soit émise à minuit en février, une petite montagne de glace s’était formée sur cette corniche.

Le mini glacier, qui s’est formé lentement, avait envahi l’entièreté de la pente et avait formé une prodigieuse stalactite (ou est-ce une stalagmite? Je ne m’en souviens jamais) d’un glaçon. Ce monstre de six pieds aurait dû indiquer que des problèmes allaient survenir, mais je peux être aussi épais qu’un annuaire téléphonique, alors j’ai volontiers vaqué à mes occupations. Du moins, jusqu’à ce qu’une chaussette mouillée me réveille.

Si vous avez déjà habité dans une maison plus ancienne, vous savez ce qui s’est passé. Mais pour ceux qui vivent dans le luxe, laissez-moi vous expliquer ce qu’il s’est passé : de la glace se forme sur le toit à cause de la chaleur qui provient de l’intérieur, ce qui fait fondre la neige sur le toit et forme de la glace. Si l’on permet à ce processus de se poursuivre, ce qu’on appelle une « digue de glace » se forme, ce qui piège l’eau de fonte en dessous. Et, si de l’eau peut pénétrer dans un mur ou le toit de quelconque façon, elle va le faire. D’où ma chaussette mouillée. Si l’eau demeure à cet endroit assez longtemps (des années par exemple), le toit pourrira et de la moisissure se formera, et vous allez devoir appeler Mike Holmes.

Donc, pendant que je grognais et marmonnais à propos de l’injustice de cette situation, j’ai enfilé un manteau et des bottes, j’ai sorti mon échelle, j’ai pris ma hachette et j’ai attaqué le problème comme un acteur qui exagère dans un rôle de Viking.

J’ai grimpé les barreaux glacés de l’échelle (je n’aime pas les hauteurs) et j’ai commencé à frapper tout en me demandant si ce piège mortel en aluminium glisserait soudainement d’en dessous de moi.

Des morceaux de glace ont piqué mon front. Des morceaux de glace ont glissé dans mon coup. Des morceaux de glace pointus comme des aiguilles ont menacé mes yeux. Des morceaux de glace de la grosseur d’un petit chiot (un chiot avec des crocs acérés comme un rasoir de 6 pouces) se sont détachés et sont tombés dans l’entrée (j’aurais dû déplacer mon auto).

Éventuellement, avec crainte, j’ai peu à peu réussi à enlever la glace et à arrêter l’infiltration de l’eau.

Tout ça pour ne pas avoir une chaussette mouillée.

La chaussette mouillée m’a ouvert les yeux. Elle m’a alerté d’un problème dont je ne connaissais pas l’existence, mais que j’aurais dû deviner – si j’avais porté attention.

Nul n’est à l’abri des pépins. Nous marchons et puis – plouf! – une chaussette mouillée nous montre l’existence d’un problème. Ce problème pourrait être de perdre votre sang-froid à propos de quelque chose d’assez insignifiant, de vous éloigner de vos proches, de tomber malade plus fréquemment, d’avoir une toux persistante qui ne veut pas partir ou d’avoir des problèmes de sommeil. Ces problèmes sont tous des chaussettes mouillées potentielles, des avertissements, qui vous alertent d’un problème qui se dessine. Le problème pourrait être physique, émotionnel ou spirituel. Dans tous les cas, vous devez y porter attention. N’ignorez pas les avertissements. Allez voir votre docteur, parlez à votre partenaire, allez voir l’aumônier. 

Il est peut-être temps que vous portiez attention à cette chaussette mouillée.

Upcoming Events

Share via
Copy link