Photo d’archive
Il y a six ans ce mois-ci, je présidais au mariage de mon fils aîné (je vous entends protester : « Impossible! Il a l’air si jeune! »)
Quand vous aurez fini de rire de moi (et de mon âge), nous pourrons avoir une conversation sérieuse. L’important, après tout, c’est la dureté du mental! Merci.
Quoi qu’il en soit, j’ai présidé au mariage de mon fils. Lui et son épouse ont aussi une belle fillette de deux ans, qui fait la joie de ses parents (et qui, bien sûr, a su charmer ses grands-parents).
Certains d’entre vous ont des enfants qui sont mariés (peut-être que vous êtes aussi grands-parents – qui est-ce que vous traitiez de vieux, déjà?), alors vous pouvez imaginer ce que ça signifiait pour nous. Je m’en souviens comme si c’était hier : le jour de sa naissance (un dimanche – naturellement – et il a interrompu mon sermon), son premier jour à la maternelle, sa première réplique sarcastique. Aujourd’hui, il a 31 ans, il est marié et père, propriétaire, et je crois qu’il est l’un des enfants les plus extraordinaires de la planète. Je le crois sincèrement.
D’une certaine façon, la rapidité avec laquelle le temps passe est déconcertante. À sa naissance, j’étais pasteur en région rurale : idéaliste, optimiste, compatissant. Aujourd’hui, je suis aumônier dans les FAC, un vieux grincheux qui dégaine son scepticisme plus vite que son ombre (et secrètement toujours plein de compassion, mais chut!). Ma famille et moi avons grandi, fait beaucoup de choses, vu beaucoup de choses (pas toujours ensemble) et nous en avons adoré presque chaque minute.
Et ça me porte à réfléchir. J’ai reçu à mon bureau plusieurs militaires dont les mariages ont échoué et les familles se sont brisées, qui se retrouvent alors abasourdis et confus. Eux aussi avaient des rêves et des espoirs pour l’avenir, mais ces rêves et ces espoirs se sont envolés en fumée. Ils ont l’œil hagard, sont sans optimisme; ils sont vidés, sans rêves; ils sont épuisés, sans enthousiasme. C’est déchirant.
La communication ouverte est essentielle pour une relation saine.
Garder ces canaux de communication ouverts et bâtir la confiance et le respect mutuel rapporte énormément à long terme — que ce soit avec votre partenaire, vos enfants ou même vos collègues, d’ailleurs.
Ayant moi-même été à l’origine de plus d’une dispute au cours de mon long mariage, nous avons pu survivre — et même nous épanouir — parce que nous parlons, parce que nous nous faisons confiance, parce que nous nous respectons. Cela ne se produit pas par magie. Cela prend des années à construire, mais seulement un instant à briser.
Et bien que la communication ouverte soit indispensable dans des relations saines, ces suggestions ne s’appliquent pas dans les situations impliquant la peur, la coercition, la violence ou l’intimidation. Si vous ne vous sentez pas en sécurité, un autre type de soutien est nécessaire. Si communiquer vous semble dangereux, effrayant, ou vous laisse constamment avec un sentiment de culpabilité ou de contrôle, veuillez demander de l’aide auprès d’un soutien confidentiel — par exemple les aumôniers ou les travailleurs sociaux.
La plupart d’entre nous ne s’avancent pas vers l’autel en rêvant de longues conversations tendues à propos des finances, des enfants, de qui a fait quoi à qui, ou encore de la façon correcte d’accrocher le rouleau de papier toilette. Mais dans une relation saine, ce sont ces conversations — éprouvantes, difficiles et parfois fastidieuses — qui constituent les fondations solides du mariage.
Alors continuez à parler, et parlez souvent !








