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Le Rapport de 2025 sur la mortalité par suicide dans les Forces armées canadiennes (FAC) souligne la nécessité d’une action continue pour prévenir le suicide. La Journée mondiale de prévention du suicide, qui a lieu le 10 septembre, est une occasion pour l’ensemble des membres de l’Équipe de la Défense de dissiper les mythes, de prendre des nouvelles les uns des autres, ainsi que d’offrir leur appui, le cas échéant.
Des discussions ouvertes et honnêtes sur la santé mentale et le suicide contribuent à éliminer la stigmatisation et à instaurer une culture de compréhension, où les membres se sentent à l’aise et en confiance pour demander de l’aide.
Le saviez vous?
- Au Canada
- Le suicide est la deuxième cause de décès chez les personnes âgées de 15 à 34 ans.
- Les hommes représentent trois décès par suicide sur quatre, tandis que les femmes déclarent des taux plus élevés de pensées suicidaires et de tentatives de suicide que les hommes.
- Les personnes 2ELGBTQI+, les personnes racisées et celles vivant dans des communautés éloignées font face à des risques disproportionnellement supérieurs.
- Dans les FAC
- Les taux de suicide sont plus élevés chez les jeunes militaires (moins de 45 ans), les hommes, les militaires du rang subalternes, les militaires séparés, divorcés ou veufs, ainsi que ceux qui appartiennent aux groupes professionnels liés aux armes de combat.
- Une maladie mentale et/ou des problèmes en milieu de travail ont été observés chez plus de 50 % des membres de la Force régulière décédés par suicide en 2024.
Que pouvons-nous faire?
- A) Dissiper les mythes.
- Est-il acceptable de parler de suicide? J’ai entendu dire que cela pourrait encourager quelqu’un à passer à l’acte.
- Oui, il est tout à fait approprié de parler de suicide. Les personnes ayant des pensées suicidaires gardent souvent le silence, car elles ne veulent pas inquiéter ou imposer un fardeau à leur entourage. En abordant directement et avec bienveillance la question du suicide, vous créez un espace sécuritaire où elles peuvent parler de ce qu’elles vivent. Bien des gens se disent soulagés lorsque quelqu’un leur pose des questions et les écoute sincèrement. Ces conversations peuvent constituer la première étape menant à l’établissement de liens, au soutien, à l’espoir et à une aide qui pourrait sauver des vies.
- Je ne pense pas qu’on puisse prévenir le suicide. Est-ce vrai?
- Oui, le suicide peut être prévenu. La plupart des gens qui envisagent le suicide éprouvent souvent une détresse émotionnelle, un sentiment de désespoir et une vision négative de leur vie ou de leur avenir. Lorsqu’un personne ayant des idées suicidaires est orientée vers des professionnels de santé et reçoit les soins appropriés, le risque de comportements suicidaires peut diminuer. Bien que le suicide puisse être attribuable à de nombreuses causes, les interventions visant des problèmes de santé mentale et des troubles liés à la consommation de substances peuvent sauver des vies. C’est pourquoi il est important de prendre des nouvelles de vos collègues, particulièrement s’ils semblent être en détresse, et de les encourager à obtenir l’aide dont ils ont besoin.
- Est-il acceptable de parler de suicide? J’ai entendu dire que cela pourrait encourager quelqu’un à passer à l’acte.
- B) Prendre des nouvelles les uns des autres, et offrir son soutien.
- Les membres de FAC, quel que soit leur grade, sont encouragés à prendre régulièrement des nouvelles les uns des autres et à se soutenir mutuellement. Pour en savoir davantage sur l’initiative SOINS, qui encourage l’intervention précoce et le soutien à la santé et au bien-être, consultez les ressources disponibles à ce sujet.
- De plus, les dirigeants jouent un rôle essentiel en surveillant le bien-être de leur équipe, en encourageant les membres à obtenir de l’aide et en favorisant un climat exempt de stigmatisation entourant la santé mentale et le suicide.
Comment pouvons-nous parler du suicide? Faites preuve de compassion et utilisez un langage sécuritaire et non stigmatisant afin d’aider les gens à obtenir du soutien quand ils en ont besoin.
Vous cherchez du soutien, des conseils ou de l’information?
N’hésitez pas à faire appel aux programmes de soutien mis à votre disposition, notamment le Programme Sentinelle ou les conseillers auprès des pairs du Programme d’aide aux employés (PAE), aux professionnels de la santé et à votre équipe locale responsable de la prestation des programmes de promotion de la santé (PSP) du programme Énergiser les Forces.
Vous pouvez également communiquer avec le bureau des aumôniers de la formation, de la base ou de l’escadre des FAC la plus proche.
Services de soutien d’urgence :
- Ressources d’urgence locale : 9-1-1
- Ligne d’aide en cas de crise de suicide du Canada : 9-8-8
- Jeunesse, J’écoute : 1-800-668-6868
Services de soutien de l’Équipe de la Défense :
- Programme d’aide aux membres des Forces canadiennes : 1-800-268-7708 (ATS : 1-800-567-5803)
- Programme d’aide aux employés : 1-800-663-1142 (ATS : 1-888-384-1152)
- Programme Sentinelle des Forces armées canadiennes – ressources de soutien par les pairs
- Services de santé mentale au sein des Forces armées canadiennes
- Santé mentale des militaires. Vous n’êtes pas seul.
À l’appui de vos rôles et de vos responsabilités :
- DAOD 5017-1, Prévention, intervention et postvention du suicide
- Guide de prévention et d’intervention en matière de suicide pour les chefs des FAC
- Guide de la postintervention pour les leaders des FAC
- Prévention du suicide dans les FAC (PDF)
Possibilités d’apprentissage du MDN :
- Le cours Force mentale et sensibilisation face au suicide et l’atelier Formation à la sensibilisation au suicide – modèle Aborder, comprendre, escorter (ACE) (communiquez avec l’équipe de promotion de la santé pour vous inscrire)
- Cours de mise à niveau du modèle ACE sur le RAD (accessible uniquement sur le réseau de la Défense nationale)
- Trousse de ressources sur la sensibilisation au suicide




