The Courier

Des vétérans canadiens se préparent pour les marches de Nimègue aux Pays-Bas

par | Mai 1, 2025 | Nouvelles en vedette, nouvelles nationales

Le brigadier-général (а la retraite) Peter Holt et le capitaine (а la retraite) Adwin « OJ » Gallant se préparent pour les Marches internationales de quatre jours de Nimégue. Cette année, elles auront lieu du 15 au 18 juillet. (Photo soumise)

Cet été, des milliers de marcheurs provenant de plus de 70 pays convergeront vers les Pays-Bas pour participer aux célèbres Marches internationales de Nimègue, un événement aussi exigeant physiquement qu’émotionnellement.

Tenu cette année du 15 au 18 juillet, cet événement attire chaque année plus de 40 000 participants. Les marcheurs parcourent 30, 40 ou 50 kilomètres par jour à travers la campagne néerlandaise, encouragés par plus d’un million de spectateurs brandissant des drapeaux et chantant tout au long du parcours.

Surnommée « la marche du monde », cette activité est considérée comme l’un des événements de marche les plus exigeants et les plus prestigieux au monde.

Le capitaine (à la retraite) Adwin « OJ » Gallant et le brigadier-général (à la retraite) Peter Holt, deux habitués des marches, relèveront de nouveau le défi de parcourir 160 kilomètres en quatre jours à travers les paysages néerlandais.

Pour Gallant, qui marche depuis une quinzaine d’années vêtu de vêtements aux couleurs de Vétérans Canada, l’événement avait commencé comme un défi personnel, mais a rapidement pris une signification bien plus profonde. « C’était au départ un défi physique, une expérience de vie, quelque chose à faire », explique-t-il. « Chaque fois que j’y vais, j’apprends quelque chose de nouveau, je fais une nouvelle rencontre. »

Pour Holt, qui a participé à sa première marche au milieu des années 1970 en tant que jeune capitaine, l’expérience est à la fois personnelle et historique. Son père a contribué à libérer les Pays-Bas pendant la Seconde Guerre mondiale.

« Mon père a combattu dans ces rues », raconte Holt. « Plusieurs tombes que je visite appartiennent à des amis de mon père, des gens qui ont grandi sur la même rue que lui. »

Durant les marches, les participants traversent des endroits étroitement liés à l’histoire de la guerre — notamment Nimègue, qui a accueilli le quartier général de l’Armée canadienne à la fin du conflit. Les marcheurs s’arrêtent notamment au cimetière militaire canadien de Groesbeek, où reposent 2 338 soldats canadiens. Chaque tombe est ornée d’un petit drapeau canadien, soigneusement placé par des écoliers néerlandais dans le cadre de leur apprentissage sur la guerre.

« Ils n’oublient pas », dit Holt. « … Quand les Canadiens défilent avec un drapeau canadien, ils sont accueillis comme des libérateurs. »

Malgré l’ambiance festive, la marche reste un défi physique important. La chaleur, les pavés et les blessures aux pieds sont des obstacles fréquents, ce qui exige une préparation rigoureuse, du travail d’équipe et une grande résilience mentale.

« C’est un défi physique difficile », affirme Holt. « C’est mieux de le faire en équipe. On y apprend des leçons sur la forme physique, la coopération et l’entraide. »

Même s’ils sont maintenant à la retraite des Forces armées canadiennes, les deux hommes continuent de s’entraîner sérieusement, parfois en marchant sous la chaleur estivale d’Ottawa pour simuler les conditions aux Pays-Bas. La marche est certes une épreuve d’endurance, mais pour Gallant et Holt, c’est aussi un pèlerinage — une occasion de se souvenir, d’éduquer et de créer des liens entre générations et continents.

« C’est important de s’arrêter et d’en prendre conscience », conclut Holt. « Ce n’est pas juste une question de distance. Il s’agit de comprendre ce qui s’est passé et pourquoi on continue de marcher. »

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