La majore Jenifer Morrison (à gauche) et le major Damien Miller (à droite), lors de la collecte de sang de la Société canadienne du sang tenue au Quartier général de la Défense nationale, complexe Carling, le 30 juillet 2025. – Source de la photo : le major Damien Miller.
Le major (Maj) Damien Miller n’a qu’une mission : renseigner les autres sur l’importance du don de sang. En tant que gestionnaire du programme du sang du Directeur – Opérations (Services de santé), il crée du contenu sur l’administration du sang et l’enseigne ensuite aux membres des Forces armées canadiennes (FAC).
Figurant parmi les nombreuses initiatives des FAC en matière de santé, le programme du sang était nouveau à l’époque où le Maj Miller a assumé le rôle en 2023. « Il se passait bien des choses pour commencer à le bâtir, explique-t-il. J’ai tout simplement adopté les idées et poursuivi sur cette lancée. »
Sous sa direction, le programme offre au personnel médical au combat et aux professionnels paramédicaux (auparavant techniciens médicaux et adjoints médicaux) une formation sur la transfusion sanguine, et les militaires participent au groupe d’experts sur le sang de l’OTAN afin de prendre part à des discussions entre partenaires portant sur les pratiques de transfusion sanguine compatibles. Par ailleurs, le programme augmente le nombre de membres des FAC contrôlés aux fins de la collecte de sang d’urgence. Ainsi, les militaires contrôlés peuvent effectuer immédiatement un don de sang, directement sur un champ de bataille.
Parallèlement, le Maj Miller entretient un projet de passion : l’organisation de collectes de sang au Quartier général de la Défense nationale (QGDN), complexe Carling. Il les planifie de concert avec la majore Jenifer Morrison, officière d’état-major de formation d’infirmière, en partenariat avec la Société canadienne du sang. En juillet 2025, la collecte de sang a permis d’amasser 117 unités de sang, dépassant l’objectif de 96 unités établi par le programme. La dernière collecte de sang a eu lieu en novembre 2025.
Bien que le Maj Miller soit désormais enthousiaste à l’idée d’aborder le sujet du sang, il ne l’était pas tant à son enrôlement dans les FAC.
« Au moment de choisir mon groupe professionnel, j’hésitais entre le métier de technicien médical et celui d’infirmier. » Il a choisi cette dernière option, pensant que cela lui éviterait de travailler avec le sang.
Aujourd’hui, fort de ses 20 années d’expérience, non seulement a-t-il composé avec le sang à maintes reprises en tant qu’infirmier en soins critiques, mais il s’est également investi à rehausser la sensibilisation des gens aux nombreuses façons dont le sang peut sauver des vies.
« Si les gens se rendaient véritablement compte de l’importance du don de sang aux personnes qui en ont besoin, ils seraient plus susceptibles d’en donner. » Il précise que l’hémorragie constitue la principale cause de mort évitable sur le champ de bataille.
Cet automne, le programme accueillera un nouveau membre. Le Maj Miller souhaite voir le programme continuer de prendre de l’ampleur, car il croit en la nécessité d’instruire les gens sur le plan de la livraison, de l’obtention et de l’expédition du sang.
« L’instruction influe directement sur la capacité de survie des soldats lors de situations de combat futures. Ainsi, si je peux y parvenir et rentrer chez moi, fier de mon travail, je me sentirai épanoui », ajoute-t-il.
Visitez la Société canadienne du sang pour en savoir plus sur la façon dont vous pouvez contribuer en donnant du sang.







