404 (Long Range Patrol & Training) Squadron members Captain Rob Scholte and Captain Mary Cameron-Kelly, armed with new – and rare – 8 000‑hour flight time patches, have put in their time aboard the CP-140 Aurora – Photo credit: Corporal W. Pfneisl, 404 (Long Range Patrol & Training) Squadron

Of the 8 000‑plus hours flying the CP‑140 Aurora over the past several decades, captains Rob Scholte and Mary Cameron-Kelly figure they’ve spent a good couple thousand of those together.

“When I see her name on the crew list, I am ready – no questions,” says Scholte, who joined the Royal Canadian Air Force in 1984 as a weapons technician, remustered in 1988 to airborne electronic sensor operator, and commissioned in 2000.

“My job is to make the mission come together and be successful, and her job is to fly the plane and keep me and the crew safe. I know she knows what I’m looking for, and I have total faith in her. I hope she trusts me, too.”

Cameron-Kelly, the first woman to pilot the Aurora and, later, become a crew commander; agrees.

“When you work together that many hours, you do develop a bond and you know how they think. You anticipate each other’s moves.”

The two are instructors at 404 (Long Range Patrol and Training) Squadron at 14 Wing Greenwood: this is Scholte’s third posting with 404, now teaching tactical coordination and as a crew commander, adding up to 13 total years; Cameron-Kelly, a pilot, has been here five times, for a total of 20 years. They often crew together, as the squadron is small. Scholte marked his 5 000th hour in the Aurora over Afghanistan, his 7 500th hour over Syria, and his 8 000th hour on May 31 close to home; Cameron-Kelly knew from her logbook she was two hours away from 8 000 August 11.

“We were out with a training crew and I watched as we passed it,” she says. “When I hit 5 000, I never thought I’d hit 8 000. Now, I’d like to hit a year in the air.”

That would be 8 760 hours, and both Scholte and Cameron-Kelly know that is a large number from where they are logged now.

“I know my career is winding down, but we’ll see if something happens,” Scholte says. “I still enjoy the flying and, if I have one more operational tour in me, I’d like to go out that way.

Day-to-day highlights now include the pair’s role teaching new aircrew: Scholte, who laughs when he says the only three times he’s ever been airsick were on board a student-piloted plane, received a signed card from the members of his most recent course.

“That’s what makes it.”

Cameron-Kelly agrees: “I enjoy teaching. It’s sharing experience to the new group, passing it on so they can go back to their squadrons and fly.”

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Sur les plus de 8 000 heures de vol aux commandes de l’appareil CP‑140 Aurora au cours des dernières décennies, les capitaines Rob Scholte et Mary Cameron‑Kelly estiment en avoir passé quelques milliers ensemble.

« Quand je vois son nom sur la liste d’équipage, je suis prêt — c’est incontestable », dit Rob Scholte, qui s’est joint à l’Aviation royale canadienne en 1984 comme technicien d’armes, et qui en 1988 s’est vu attribuer le rôle d’opérateur de détecteurs électroniques aéroportés et a été nommé à ce poste en l’an 2000.

« Mon travail consiste à faire en sorte que la mission soit menée à bien et réussie, et son travail à elle consiste à piloter l’avion et à assurer ma sécurité et celle de l’équipage. Je sais qu’elle sait ce que je cherche, et j’ai une confiance totale en elle. J’espère qu’elle me fait confiance, elle aussi. »

Là‑dessus, Cameron‑Kelly, la première femme à piloter l’Aurora (et, plus tard, à devenir commandante d’équipage) est d’accord.

« Lorsque vous travaillez ensemble pendant autant d’heures, vous développez assurément un lien avec cette personne et vous savez comment elle pense. Vous anticipez ce que l’autre fera ».

Les deux sont instructeurs au 404e Escadron de patrouille à longue portée et d’entraînement de la 14e Escadre Greenwood : il s’agit de la troisième affectation de Scholte au 404e Escadron, où il enseigne maintenant la coordination tactique et où il est commandant d’équipage, ce qui représente un total de 13 années; la pilote Cameron‑Kelly y a été affectée à cinq reprises, pour un total de 20 ans. Ils font souvent équipe ensemble, car l’escadron est petit. Scholte a passé sa 5 000e heure à bord de l’Aurora au‑dessus de l’Afghanistan, sa 7 500e heure au-dessus de la Syrie et sa 8 000e heure le 31 mai près de chez lui; Cameron‑Kelly savait, grâce à son carnet de vol, qu’elle était à deux heures de la 8 000e heure le 11 août dernier.

« Nous étions sortis avec une équipe d’entraînement et j’ai pu voir la 8 000e heure passer », dit‑elle. « Quand j’ai tapé le 5 000, je n’ai jamais pensé que j’en atteindrais 8 000. Maintenant, j’aimerais atteindre un an dans les airs ».

Cela représenterait 8 760 heures, et Scholte et Cameron‑Kelly savent qu’il s’agit d’un grand nombre d’heures par rapport à ce qu’ils ont atteint jusqu’à présent.

« Je sais que ma carrière tire à sa fin, mais nous verrons si quelque chose se passe », dit Scholte. « J’aime toujours voler et, si je suis partant pour une dernière affectation à une opération, j’aimerais quitter de cette façon. »

Parmi les moments forts de tous les jours, il y a maintenant le rôle du duo dans l’enseignement aux nouveaux équipages : Scholte, qui dit en riant que les trois seules fois où il a eu le mal de l’air étaient à bord d’un avion piloté par un élève, a reçu une carte signée par les membres de la dernière cohorte à qui il a enseigné.

« C’est ce qui fait toute la différence. »

Cameron‑Kelly est d’accord : « J’aime enseigner. C’est partager l’expérience avec le nouveau groupe, la transmettre pour qu’ils puissent retourner dans leurs escadrons et voler ».

 

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